Squid Game 3 : L’Apocalypse Netflix – Notre Verdict ULTIME !

Squid Game 3 : La fin des jeux sur Netflix, une conclusion à la hauteur ?

Comment conclure une série qui a explosé toutes les attentes et est devenue un phénomène mondial ? C’est la question que s’est sans doute posée Hwang Dong-hyuk, le créateur de Squid Game, face à la nécessité d’écrire une deuxième saison imprévue, puis une troisième. Netflix, avide de succès, voulait presser la série jusqu’à la dernière goutte. Quatre ans après la sortie de la première saison, Squid Game tire sa révérence.

Cette saison finale, plus courte avec seulement six épisodes, arrive six mois après une deuxième saison mitigée, mais prometteuse. Nous avons dévoré ces derniers épisodes de Squid Game 3 avec une grande curiosité. Voici notre verdict.

Attention Spoilers !

Pour ceux qui veulent éviter les détails de l’intrigue de la troisième et dernière saison, soyez avertis : cet article mentionne certains éléments clés et révélations des premiers épisodes, sans pour autant dévoiler les plus grands retournements de situation.

Après la Révolte : Un Nouveau Départ ?

Squid Game 3 reprend là où la saison 2 s’était arrêtée. Le Front Man, infiltré parmi les joueurs en tant que 001, a saboté la révolte de Seong Gi-hun. Notre protagoniste retourne à l’arène, brisé physiquement et moralement. Ce Gi-hun est méconnaissable, plus sombre et désabusé.

Gi-hun désemparé

Lee Jung-jae, toujours aussi brillant, doit composer avec un personnage en retrait, relégué au second plan pendant une bonne partie de la saison. La série choisit de se concentrer sur d’autres personnages, laissant Gi-hun dans l’ombre.

Des Personnages Secondaires Attachants ?

La saison 2 a introduit des personnages qui, au début, ne nous avaient pas emballés autant que ceux de la première saison. Pourtant, épisode après épisode, ils ont su gagner notre affection. Notamment la courageuse 120, la grand-mère 149 et son fils maladroit 007. Ce trio est le cœur de la deuxième partie de Squid Game, si l’on considère les saisons 2 et 3 comme un tout.

Malheureusement, les autres personnages secondaires, surtout les antagonistes, restent peu convaincants, réduits à des caricatures de méchants. Squid Game critique les inégalités sociales et la déshumanisation, mais les figures antagonistes secondaires manquent de profondeur. Avec seulement six épisodes, difficile pour Hwang Dong-hyuk d’approfondir tous les personnages.

Un Rythme Inégal et Trois Narrations

La nouvelle saison souffre d’un rythme irrégulier, tiraillée entre trois intrigues principales :

  • Les jeux, toujours aussi cruels.
  • La quête de Jun-ho en mer, qui le rapproche de l’île.
  • Le sabotage des jeux de l’intérieur par No-eul, la garde 11 nord-coréenne.

Le premier épisode prend le temps de remettre les histoires en ordre, mais le deuxième est un chef-d’œuvre de tension, obligeant le spectateur à faire des pauses pour reprendre son souffle.

Deux Piliers : Les Épisodes 2 et 4

On pourrait dire que la troisième saison repose sur deux piliers : les épisodes 2 et 4. Ce dernier maintient également le suspense, mettant en scène un autre jeu impitoyable conçu pour révéler l’instinct le plus bestial des joueurs. Entre ces moments forts, l’histoire corale se développe, mais c’est peut-être là le problème de Squid Game 3.

Il devient évident que cette troisième saison, et la deuxième en rétrospective, ont été étirées plus que de raison. Des personnages importants comme le Front Man sont relégués au second plan pour donner plus de place aux riches qui financent les jeux, ce qui devient vite irritant.

Fallait-il en Finir Plus Tôt ?

En regardant la saison finale et en repensant à la saison 2, on se dit qu’une saison plus compacte aurait été plus percutante. Hwang Dong-hyuk aurait pu condenser certains passages trop longs sans rien apporter à l’histoire. Il est compréhensible de vouloir relâcher la tension entre les jeux, mais Squid Game 3 donne l’impression de tourner en rond, surtout dans les intrigues secondaires.

C’est particulièrement vrai pour l’histoire de la garde numéro 11, dont le rôle est crucial dans le final, mais qui se répète à plusieurs reprises. La sous-intrigue du policier est également étirée, ce qui est dommage car ce sont deux piliers de l’histoire. L’auteur semble avoir perdu de vue l’importance individuelle de certains personnages, cherchant à donner à son œuvre une signification plus solennelle, mais le résultat est mitigé.

Un Épilogue Amère mais Réaliste ?

La saison finale de Squid Game conclut l’histoire de la seule manière possible, après une première saison qui a eu du mal à retrouver son originalité. Après avoir axé la deuxième saison sur le twist du vote démocratique, la troisième introduit un autre joueur en cours de partie, qui ne peut ni voter ni se défendre. Cela donne aux derniers épisodes une saveur amère, tout en maintenant une lueur d’espoir.

Le dernier jeu est un exemple frappant. Il occupe presque tout l’épisode cinq et une grande partie du sixième, mais le conflit final n’a pas un impact aussi fort que celui de la première saison, car l’un des protagonistes est mal caractérisé. L’auteur semble s’être enfermé dans une impasse et a cherché à s’en sortir avec un épilogue qui n’est ni un happy end, ni un "bad ending". C’est même un cliffhanger qui promet, sans engagement, une version occidentale du franchise avec un invité de marque.

Un Bilan Général

Il est difficile de parler de Squid Game 3 comme d’une saison à part entière, car c’est clairement la deuxième partie d’une saison plus longue, divisée en deux pour des raisons marketing. Inutile de s’attarder sur le talent de certains acteurs (Lee Jung-jae, Lee Byung-hun, Kang Ae-shim) et sur le manque de profondeur des figurants, sur l’excellente photographie et sur l’imagination perverse derrière les jeux cruels.

Malgré quelques faux pas, Squid Game 3 boucle la boucle avec une réflexion encore plus brutale sur la cupidité et la nature humaine. Nous devenons des spectateurs et des commentateurs, un peu de nous-mêmes et de la télévision.

Conclusion

Squid Game se termine avec une troisième saison en dents de scie, qui excelle dans les jeux, mais se perd en chemin lorsqu’elle cherche à étirer l’histoire. La série de Hwang Dong-hyuk reste une production télévisuelle de premier ordre, avec des acteurs talentueux et des moments d’une dramaturgie extraordinaire, mais elle se termine sans une direction précise. Un final ouvert qui ne plaira pas à tout le monde mais qui reste cohérent avec l’ensemble de la série.

  • Les plus :

    • Les épisodes 2 et 4 sont des chefs-d’œuvre.
    • La série aborde des thèmes difficiles avec audace.
  • Les moins :

    • Le rythme est inégal, avec des longueurs inutiles.
    • Certains personnages méritaient un meilleur développement.
L'équipe de rédaction