Une heure entière pour un jeu de karting ? J’étais sceptique. Pourtant, quelques minutes ont suffi pour comprendre.
Ce nouveau Sonic, c’est la recette Pokémon : un jeu simple pour les enfants, mais avec une profondeur insoupçonnée pour les adultes qui veulent se prendre au sérieux.
"Nous avons combiné l’équipe de développement Sonic avec une équipe de Sega spécialisée dans les jeux d’arcade", explique Takashi Iizuka.
Le but ? Le meilleur des deux mondes. Sonic et ses amis rencontrent l’univers Minecraft, les créateurs de Sonic s’associent aux experts des jeux d’arcade comme Initial D ou Daytona.
Le résultat est détonnant. La course est fluide et précise. La base, c’est la course pure, sans fioritures. Mais ensuite, ils ont tout ajouté. Imaginez l’équipe demandant à Iizuka : "Combien de mécaniques on met, chef ?" Et lui, avec un sourire : "Oui !"
Si vous avez aimé un système dans un ancien jeu Sonic, il est probablement là, et même plus.
Vous choisissez votre personnage, votre kart. Mais les véhicules sont variés et personnalisables à l’infini.
- Cosmétique ? Pour le style.
- Améliorations ? Pour la vitesse et la maniabilité.
Un système de bonus vous permet d’ajouter des avantages à votre kart avant la course.
- Accro à la course ? Boostez votre drift ou sa recharge.
- Fan de chaos ? Augmentez le nombre d’objets que vous obtenez ou profitez des collisions.
Avant même de commencer une course, on comprend pourquoi une heure de démo. Avec toutes ces options, on pourrait passer 30 minutes rien qu’à optimiser son kart. Les enfants s’en moqueront peut-être, mais les obsédés et les compétiteurs adoreront. Les parties en ligne promettent d’être explosives.
La grande nouveauté, c’est la disparition des tours traditionnels grâce aux "Crossworlds". Chaque Grand Prix est composé de quatre courses, chacune avec un circuit "héros". Au premier tour, vous découvrez ce circuit. À la fin, le joueur en tête choisit un portail parmi deux. Ce choix détermine le circuit du deuxième tour. Le troisième tour revient au circuit original.
C’est ingénieux et ça se marie bien avec les autres mécaniques. Si votre kart est performant sur l’eau, choisissez un portail vers un circuit aquatique. Ça change tout ! Vous pouvez refaire le même Grand Prix plusieurs fois sans jamais avoir la même configuration de circuit. Et le quatrième tour est un "best of" des trois circuits phares, avec un téléportation entre chacun.
Il y a un côté chaotique, la structure traditionnelle des tours disparaît. Il faut s’adapter, même quand on est en tête et qu’on choisit le portail. Un parallèle amusant avec Mario Kart World. Les deux jeux ont voulu s’éloigner des courses classiques. Mario a opté pour un tour du monde, Sonic pour des téléportations dynamiques entre les circuits. Deux solutions intéressantes.

Mais là où Mario Kart World réserve le chaos pour le mode Knockout Tour, Sonic est à fond tout le temps. C’est un enfant surexcité après une overdose de sucre. Les objets volent, les anneaux jaillissent, on drifte, on fait des figures pour le boost, les obstacles explosent, les personnages se lancent des piques, ma voiture se transforme en avion, puis en bateau, et voilà le deuxième "world crossing"… C’est de la folie ! L’écran est une explosion de couleurs et d’action, et entre les courses, une personnalisation poussée attend ceux qui l’osent.
C’est beaucoup. Tellement que certains joueurs ont trouvé la bêta fermée trop intense. Peut-être que ça a été adouci depuis, car j’ai trouvé ça gérable, même si c’est une surcharge sensorielle. Mais le chaos semble être le but du jeu, et ça contraste avec l’ambiance plus calme de Mario Kart World.
Le plaisir est dans la course pure, le gâteau soigneusement préparé, recouvert d’une montagne de glaçage multicolore. C’est un jeu d’arcade Sega, avec la profondeur et la précision que l’on attend de ce pedigree. On peut même désactiver les objets pour une expérience plus "pro". Mais c’est aussi un party game délirant.
Pour conclure, je suis désormais impatient de jouer à Sonic Racing Crossworlds. Cette heure de démo a fait son effet. Et la comparaison avec mes quatre heures sur Mario Kart World pendant le voyage n’a fait qu’accentuer mon enthousiasme. J’aime bien World, mais je l’ai trouvé un peu trop sage, un peu trop calme, du moins en dehors du Knockout Tour. Sega pourrait bien créer la surprise et combler notre soif de chaos multijoueur.
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