Scandale sur l’App Store : un studio indie acclamé dénonce le retrait "injuste" de son jeu !

Wheels of Aurelia : L’App Store d’Apple supprime un jeu indé sans "justification claire"

Santa Ragione, le studio indépendant acclamé derrière des jeux tels que Saturnalia, Mirror Moon EP et Mediterranea Inferno, accuse Apple de retirer l’un de ses titres de l’App Store sans "justification claire". Un coup dur pour les créateurs et une question qui soulève des interrogations sur les pratiques d’Apple.

Selon une déclaration faite à Eurogamer, Pietro Righi Riva, cofondateur et directeur de Santa Ragione, a révélé que le roman visuel de 2016 du studio, Wheels of Aurelia, sera retiré de l’App Store le 25 juillet, suite à plusieurs appels infructueux à Apple. L’incompréhension et la frustration sont palpables dans les rangs du studio.

Le mystère de la suppression

Selon Riva, le raisonnement d’Apple concernant le retrait de Wheels of Aurelia est resté vague, la société citant uniquement sa "politique de suppression des applications jugées ‘obsolètes’ ou ‘périmées’" lors de la correspondance. Un motif qui semble bien léger face à l’attachement des créateurs à leur œuvre.

Riva insiste sur le fait que le jeu reste "pleinement fonctionnel et conforme aux normes techniques actuelles" et qu’aucune "justification claire" pour la suppression n’a été fournie "malgré de multiples appels et des efforts sincères pour obtenir des éclaircissements." Une situation kafkaïenne qui laisse le studio démuni.

Le fardeau financier des mises à jour forcées

Riva a ajouté que les mises à jour "imposées et inutiles" "représentent un fardeau financier substantiel" pour les développeurs et "ont un impact négatif sur leur capacité à soutenir des projets existants et à poursuivre de nouvelles entreprises créatives." Une réalité économique souvent négligée dans le monde du développement d’applications.

"Nous croyons fermement que le retrait d’œuvres artistiques pleinement fonctionnelles simplement en raison de mises à jour peu fréquentes compromet la valeur et la durabilité des jeux en tant que produits culturels et artistiques", a-t-il poursuivi. "Comme les livres, les films et les albums de musique, les jeux vidéo représentent des œuvres créatives complètes qui n’ont pas intrinsèquement besoin de mises à jour continues au-delà du maintien des fonctionnalités de base."

Image de couverture de la vidéo YouTube
Wheels of Aurelia – Bande-annonce de lancement

Bande-annonce de Wheels of Aurelia. Regardez sur YouTube

Apple et sa position dominante

Riva a qualifié les pratiques d’Apple d’"particulièrement préoccupantes" compte tenu de la "position dominante de la société technologique dans la distribution numérique", ajoutant qu’elles renforcent "l’importance d’écosystèmes diversifiés". Un appel à la concurrence et à la pluralité dans le monde numérique.

Il a également salué les efforts récents de l’Union européenne pour "favoriser plus d’équité et de pluralité sur le marché numérique." Une lueur d’espoir pour les développeurs indépendants qui se sentent souvent à la merci des géants de la tech.

Un problème récurrent

Santa Ragione est loin d’être le seul développeur à s’opposer à l’approche d’Apple. Des studios ont décrit la création de jeux pour les plateformes de l’entreprise comme une "relation abusive" dans un rapport l’année dernière, tandis que le développeur de Fortnite, Epic Games, a été fortement impliqué dans des efforts juridiques pour réduire les pratiques très critiquées d’Apple à la suite d’une rupture importante en 2020.

  • Relations tendues avec les développeurs.
  • Critiques sur les pratiques de l’App Store.
  • Appel à une régulation plus équitable.

Une dernière chance de découvrir le jeu

Quant à Wheels of Aurelia, Santa Ragione offre le jeu gratuitement sur l’App Store jusqu’à son retrait le 25 juillet, afin de s’assurer que "le plus grand nombre possible de personnes puissent découvrir cette œuvre avant sa suppression." Une belle opportunité pour les joueurs de découvrir ce titre unique avant qu’il ne disparaisse de la plateforme.

L'équipe de rédaction