Possessor(s) : Le NOUVEAU Metroidvania des créateurs d’Hyper Light Drifter va VOUS ÉPATER ! (Notre AVIS)

L’apocalypse urbaine vous attend dans Possessor(s), le nouveau Metroidvania des créateurs d’Hyper Light Drifter. Ce qui différencie Possessor(s) des autres Metroidvania 2D, c’est l’arme insolite de Luca, la protagoniste : une souris d’ordinateur ! Elle la fait tournoyer avant de la projeter sur ses ennemis. Un détail amusant qui s’intègre parfaitement dans l’univers du jeu : une apocalypse urbaine dans des bureaux abandonnés.

Luca et Rehm, les protagonistes de Possessor(s)

Si Possessor(s) ne réinvente pas le genre, il ne s’en éloigne pas trop non plus. Pour se démarquer dans ce marché saturé, il faut innover ou exceller dans les mécaniques existantes. Possessor(s) semble opter pour la deuxième option, offrant une expérience classique mais solide.

Un vent de fraîcheur dans le Metroidvania ?

Bien qu’il ne soit pas parfait, le nouveau titre de Heart Machine (en parallèle du développement d’Hyper Light Breaker) possède des atouts qui le distinguent. Notamment une direction artistique de haute volée, tant pour le monde en 2D que pour les personnages.

Les fans de Go Nagai seront ravis : Possessor(s) rend un hommage appuyé à Devilman. Au début du jeu, une explosion secoue Sanzu City. On découvre que le cataclysme provient des sous-sols d’Agradyne, une multinationale envahie par des forces démoniaques.

Luca, la protagoniste, est prise dans l’attaque. Elle rampe hors des décombres, les jambes paralysées. Elle croise alors un étrange homme : Rehm, un démon. Comme tout bon diable, Rehm lui propose un pacte : il lui rendra l’usage de ses jambes si elle l’aide à régler certaines affaires. Sans autre choix, Luca accepte et sombre dans un long sommeil.

Un pacte diabolique aux conséquences inattendues

Trois ans plus tard, le monde a changé. Luca aussi : cheveux blancs, cornes sur le front et jambes plus agiles que jamais. Mais surtout, Rehm vit en elle. Il est temps de payer sa dette et de comprendre ce qui est arrivé au monde. Luca et Rehm développent une relation de codépendance, mais conflictuelle.

Les dialogues sont basés sur leurs disputes. Luca est naïve, tandis que Rehm est désabusé. On entrevoit les mystères des expériences d’Agradyne et la nature de la promesse de Luca. Un pacte qui la lie à un diable oscillant entre sauveur et tyran.

Ayant retrouvé l’usage de ses jambes, Luca est plus agile que jamais grâce à ses pouvoirs surnaturels. Elle peut sprinter et sauter entre les murs, et devra apprendre d’autres techniques avec l’aide de Rehm. Elle devra aussi explorer un monde ravagé, dominé par un ciel rouge sang et peuplé de monstres.

Vidéo de gameplay de Possessor(s)

Exploration d’un monde post-apocalyptique

Le gameplay de Possessor(s) est familier. On retrouve des mécaniques classiques comme le wall jump et les combos. On a l’impression d’avoir déjà fait ça mille fois, mais ce sont les environnements qui captivent. Cet univers horrifique se déroule dans une ville en ruine, avec des bâtiments détruits et des souterrains inondés.

  • Des systèmes de sécurité humains subsistent : cartes magnétiques, scanners rétiniens et codes à déchiffrer sur de vieux terminaux.
  • Des quartiers résidentiels intimistes renferment des secrets enfouis pendant trois ans.

C’est en explorant ces lieux originaux que les deux aspects du jeu fusionnent. On a déjà mentionné la souris utilisée comme arme, mais les autres objets sont tout aussi surprenants : une balle de baseball mortelle et, d’après la bande-annonce, une guitare électrique. Cet arsenal insolite pourrait annoncer des idées et des compétences originales.

Des mécaniques Soulslike classiques ?

Possessor(s) intègre des mécaniques à la Soulslike liées aux particules laissées par les ennemis : le chroma. Cette monnaie permet d’améliorer le personnage, comme les âmes ou les runes dans les Soulslike. En cas de mort, le chroma est perdu à l’endroit du décès. Il faut le récupérer sans mourir à nouveau.

Luca peut débloquer de nouvelles compétences pour vaincre les ennemis et accéder à des zones inaccessibles. On trouve un fouet pour s’accrocher à des anneaux de lumière (ou attirer les ennemis volants) et un système de parade pour renvoyer les coups. Cette dernière technique est cruciale pour vaincre les tourelles et le boss de la démo.

L’ensemble est fluide, peut-être trop. Bien qu’agréable, l’expérience manque d’étincelle. Les phases de plateforme ne sont pas mémorables à cause de contrôles imprécis, et le système d’amélioration est convenu. On espère que Heart Machine trouvera l’élément déclencheur, mais pour l’instant, l’attente est de mise.

Verdict : Prometteur mais pas encore exceptionnel

Possessor(s) devra prouver qu’il a plus qu’une direction artistique soignée pour se distinguer dans le genre Metroidvania. Il offre un univers original avec des armes et des outils insolites, mais reste ancré dans des mécaniques classiques. L’intrigue est intéressante et pourrait réserver des moments intenses, mais il faudra attendre la sortie complète pour en savoir plus.

Ce que l’on retient :

Forces :

  • Direction artistique travaillée
  • Armes non conventionnelles
  • Rythme de la démo

Faiblesses :

  • Difficulté à se démarquer dans un genre saturé
  • Contrôles perfectibles
  • Manque d’originalité pour l’instant
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