Phase Zero, un nom qui résonne comme un retour aux sources du survival horror. Dès les premières secondes, une vague de nostalgie nous submerge, un sourire se dessine en coin lorsqu’on aperçoit ce fameux poster d’Enema of the State. Cette référence aux années 90, au troisième album des Blink-182, plantée sur le mur d’un vestiaire d’hôpital, est un clin d’œil assumé. L’ambiance, pourtant, est loin d’être à la fête : Flint Peak est en ruines, ravagée par une énième épidémie de zombies, et une tempête de neige apocalyptique s’annonce.
Ces dernières années, nombreux sont les jeux qui ont puisé leur inspiration dans l’âge d’or de l’horreur, rendant hommage à Silent Hill et Resident Evil. Et alors que ces deux franchises renaissent de leurs cendres, le genre horrifique connaît un véritable âge d’or. Des titres comme Crow Country, Fear the Spotlight et Post Trauma ont déjà ravi les fans de rétro-gaming. Phase Zero, développé par un studio polonais, ambitionne de combler le vide laissé par les premiers Resident Evil.
Un Hommage Assumé aux Classiques
L’inspiration est claire, et ne se cache pas : au lancement de Phase Zero, un message familier apparaît ("Ce jeu contient des scènes violentes et sanglantes"), accompagné d’une voix grave qui énonce le titre. De nombreux éléments rappellent Capcom : la vitalité du personnage affichée sous forme d’électrocardiogramme, les angles de caméra fixes, le système de visée et les commandes dites "tank controls". Un véritable voyage dans le temps.
Le jeu propose une esthétique qui plaira aux nostalgiques des premiers Resident Evil. Chaque élément a été pensé pour rappeler les classiques du genre.
- Angles de caméra fixes
- Commandes "tank controls"
- Ambiance oppressante
Un Réveil Cauchemardesque
Guy se réveille, littéralement entouré de zombies. Ce sont les médecins et infirmières qui le soignaient durant son coma. Difficile de rêver pire réveil. La ville est submergée par un virus transformant les habitants en morts-vivants. L’hôpital est perdu, sans aucun survivant. Pire encore, certains zombies ont muté, devenant des créatures monstrueuses, plus agressives et dangereuses.

Si les mauvaises nouvelles ne viennent jamais seules, Guy découvre, en lisant des documents, qu’il a été licencié et abandonné à son sort. Flint Peak sera bientôt isolée par une tempête de neige imminente. Heureusement, notre ingénieur sait manier les armes à feu à la perfection. S’emparant d’un fusil, il se fraye un chemin dans l’hôpital, à la recherche d’aide.
Échappez-Vous ou Devenez un Sandwich !
Chaque détail de Phase Zero évoque Resident Evil. Lorsque l’on récupère le fusil et que l’on décapite un zombie, l’animation est un véritable bond dans le passé : le monstre titube, les bras tendus, avant de s’effondrer. Et avec les paramètres par défaut, le jeu n’utilise que la croix directionnelle, pas le joystick analogique. Une option permet de faire un saut dans le futur et d’utiliser l’analogique avec les "tank controls".
Phase Zero est un mélange de passé et de présent, penchant clairement pour les jeux des années 90 et début 2000. Des éléments modernes simplifient l’expérience, la rendant moins frustrante que les survival horror classiques. Les ressources sont plus abondantes, et des "stations" de soin sont disponibles, limitant l’aspect survie. Mais l’ADN des jeux cultes est bien présent : les décors pré-calculés avec des éléments 3D, l’inventaire limité, les portes s’ouvrant avec la fameuse animation qui créait une tension palpable et masquait les chargements.
Un Équilibre Parfait entre Action et Énigmes
La structure rappelle les rythmes d’antan : un équilibre parfait entre les combats – avec des créatures implacables, arrêtées par notre fusil à pompe – et les énigmes environnementales, résolues en collectant et en utilisant les objets au bon endroit. Une magie faite de portes "fermées de l’autre côté" et de clés à trouver pour explorer la carte à fond. Un sentiment de complétude, basé sur une harmonie précise, que Phase Zero, au moins dans cette démo, parvient à recréer. L’espace est limité et la démo ne dure qu’une demi-heure, mais cela signifie que chaque porte fermée et chaque objet nécessaire sont à quelques pas, rendant la progression très gratifiante.
Malheureusement, tout n’est pas aussi soigné que dans les jeux Capcom d’il y a 30 ans. Phase Zero est une production plus modeste, et le manque d’attention aux animations est regrettable. Certaines manquent d’impact, surtout lorsqu’il s’agit de se défaire des monstres qui nous agrippent, ou sont absentes lorsqu’elles devraient indiquer l’état de santé du personnage. Dans Resident Evil, le héros boitait pour signaler sa faiblesse ; ici, Guy semble toujours en pleine forme, avant de s’effondrer et de mourir sans prévenir.
Un Frisson de Rire
Le rythme est convaincant, avec des moments d’adrénaline pure qui obligent à épuiser toutes les munitions dans des combats désespérés contre les zombies. Juste avant la fin de la démo, une variation introduit de nouvelles créatures, transformant l’horreur zombesque en quelque chose de plus organique, proche d’Alien et de The Thing. Mais nous en apprendrons davantage sur l’origine du virus une fois le jeu complet sorti.
Autre point positif : Phase Zero sait ne pas se prendre trop au sérieux. Comme Capcom à son apogée, qui permettait de terminer le jeu en incarnant un morceau de tofu géant. Dans les extras de la démo, il est possible d’activer le "leg only mode", dans lequel on incarne… une paire de jambes. Un corps coupé au niveau du buste. Un scénario hilarant, bien que l’absence de corps n’affecte pas le gameplay : on manie un fusil qui flotte dans l’air.
La date de sortie du jeu complet n’est pas encore connue, mais l’aventure principale alternera entre deux protagonistes : Guy, l’ingénieur qui se réveille du coma, et Mary, une journaliste venue à Flint Peak pour enquêter sur une affaire mystérieuse. SPINA Studio promet une narration qui allie le rythme effréné des séries TV au charme de l’âge d’or des survival horror des années 90. Une promesse alléchante que nous avons hâte de voir réalisée.
- Super Mario Galaxy 2 : L’aventure Cosmique Ultime sur Wii – Test et Analyse - 24/09/2025
- Resident Evil 4 Deluxe : voici pourquoi vous devez absolument l’acheter ! - 21/09/2025
- Dick’s Sporting Goods se lance dans la production ! Ce documentaire ESPN Little League va bouleverser votre vision du sport - 21/09/2025







