Le dinosaures sont-ils devenus ennuyeux ? C’est l’une des questions que soulève Jurassic World : La Renaissance. Après cinq ans (trois pour nous), les dinosaures, bien qu’ayant envahi la planète, ne font plus les gros titres. Serait-ce le septième film d’une franchise inspirée par Michael Crichton ? Les idées s’essoufflent-elles ?
Universal a fait appel à David Koepp, scénariste chevronné des deux premiers Jurassic Park, et Gareth Edwards, réalisateur visionnaire de Star Wars: Rogue One. Un duo de choc pour ranimer notre passion pour ces créatures préhistoriques. Mais ont-ils réussi leur pari ?
Un Reboot Qui Ressemble Fort à Un Spin-Off
Après un Jurassic World : Le Monde d’Après décevant, Universal a opté pour une aventure indépendante, un mélange de suite et de spin-off rappelant Jurassic Park 3. En réalité, La Renaissance fusionne des éléments des trois premiers films, un retour aux sources justifiant son titre.

Les dinosaures sont en voie d’extinction à cause du changement climatique. Ils se réfugient près de l’équateur, où les températures recréent leur environnement préhistorique. La ParkerGenix, ayant racheté InGen et BioSyn, envoie une équipe de mercenaires pour obtenir le sang de Mosasaures, Quetzacoatlus et Titanosaures, afin de créer un médicament révolutionnaire contre les maladies cardiovasculaires.
L’équipe comprend un méchant (Rupert Friend), un archéologue passionné (Jonathan Bailey de Bridgerton), et deux mercenaires pragmatiques (Scarlet Johansson et Mahersala Ali). Koepp évite les clichés, donnant à ces anciens marines une âme et une vie privée. D’autres mercenaires servent de chair à canon, reconnaissables à leur manque de profondeur.
Des Personnages Attachants Et Une Famille Inattendue
Bien que le casting rappelle Le Monde Perdu, Koepp écrit des personnages convaincants. Johansson, Ali et Bailey les incarnent avec brio, nous attachant immédiatement à eux. La surprise vient d’une famille secourue par les mercenaires après une attaque de Mosasaure. Cette famille Delgado apporte une humanité bienvenue au film.
La bande atteint l’île de Ile Saint-Hubert, où InGen menait des expériences sur les dinosaures, créant des espèces hybrides comme le Distortus Rex et le Mutadon. Nos héros sont dispersés : les mercenaires cherchant le sang, et la famille voulant simplement rentrer chez elle. La tension monte d’un cran à chaque rugissement.
Un Retour Efficace Aux Sources Visuelles De La Saga
Jurassic World : La Renaissance revient aux sources narratives, abandonnant les intrigues complexes au profit d’une aventure de survie simple. Mais aussi aux sources visuelles. Les dinosaures sont familiers, donc l’astuce est de surprendre avec le spectacle. Edwards fait appel à John Mathieson, directeur de la photographie de Gladiator et Kingdom of Heaven.
Le film ne déçoit pas visuellement. Le tournage en Thaïlande, mêlant paysages locaux et effets spéciaux, permet à Edwards de retrouver la magnificence des premiers Jurassic Park. Les scènes calmes, comme la rencontre avec les Titanosaures, et les scènes d’action, comme la fuite en canot tirée des romans de Crichton, sont spectaculaires.
Des Tensions Palpables Malgré Quelques Incohérences
La Renaissance souffre d’un manque d’intelligence. Les personnages agissent souvent stupidement, et les dinosaures sont parfois étonnamment naïfs. Edwards crée une tension palpable, surtout avec les mercenaires, mais on doute que les enfants de la famille Delgado soient en danger.
Malgré quelques morts violentes, Edwards n’égale pas la menace et le danger des dinosaures de Spielberg. La modération de la violence diminue l’impact du film. Le succès repose donc sur le scénario, la photographie et la réalisation. Le spectateur doit accepter certaines invraisemblances.
Un Film D’Aventure Qui Ne Fait Pas D’Étincelles
En fin de compte, Jurassic Park : La Renaissance est un film d’aventure et d’action rapide et engageant, mais sans éclat particulier. Presque tout est en place, sauf peut-être la musique, qui utilise les thèmes de John Williams de manière inappropriée.
La Renaissance ose quelques nouveautés : l’existence de dinosaures mutants, le rôle réduit des Velociraptors, le remplacement du T-Rex par un kaiju hybride. Et surtout, un casting humain étonnamment convaincant. Est-ce suffisant pour révolutionner la série ? Peut-être pas, mais le film offre un divertissement solide et plein d’émotions.
Points Positifs :
- La réalisation, la photographie et les acteurs rehaussent une aventure banale.
- L’ambiance rappelle Le Monde Perdu plutôt que les films récents.
Points Négatifs :
- Les incohérences du scénario rendent les personnages et les dinosaures stupides.
- Les dinosaures mutants ne sont pas entièrement convaincants.
- Super Mario Galaxy 2 : L’aventure Cosmique Ultime sur Wii – Test et Analyse - 24/09/2025
- Resident Evil 4 Deluxe : voici pourquoi vous devez absolument l’acheter ! - 21/09/2025
- Dick’s Sporting Goods se lance dans la production ! Ce documentaire ESPN Little League va bouleverser votre vision du sport - 21/09/2025







