GEX Trilogy : Le Come-Back ABSOLUMENT dingue que tu ne vas PAS croire !

Les GEX Trilogy, un nom qui résonne avec nostalgie pour ceux qui ont vécu l’âge d’or des jeux de plateforme. Cette saga méconnue des années 90, signée Crystal Dynamics, revient sur le devant de la scène, prête à raviver la flamme des collectionneurs et des amoureux de défis. Mais cette trilogie a-t-elle encore sa place dans le paysage vidéoludique actuel ?

Retour vers le passé : L’ère des plateformes 90’s

Souvenez-vous, Crystal Dynamics, ce studio prolifique qui a donné naissance à Pandemonium, Legacy of Kain, et qui a même touché à la légende Lara Croft. Parmi les nombreuses étoiles qui ont brillé dans le ciel du développement de la firme américaine, il y avait Gex, un petit gecko vert qui a su conquérir le cœur de nombreux joueurs.

Bien sûr, il n’a jamais atteint la renommée d’un Mario ou d’un Sonic. Il faisait partie de ces mascottes un peu "meme", comme Bubsy ou Zool, qui semblaient prêtes à tout casser, mais qui ont finalement été oubliées. Mais Gex a su se tailler une petite place dans le paysage vidéoludique, en passant de la 2D à la 3D, en changeant de peau, mais en gardant toujours son âme de collectathon à petit budget.

Aujourd’hui, Limited Run et Carbon Engine nous proposent une trilogie revisitée, mais pas trop, afin de préserver les caractéristiques originales de ces jeux. Alors, pari réussi ou simple coup de nostalgie ?

Gex, une star du petit écran ?

Les années 90, pour ceux qui les ont vécues, étaient centrées autour de cette boîte carrée que l’on aimait tant : le tube cathodique, plus communément appelé télévision. Nous y avons passé notre vie, notre jeunesse, entre critiques et passions. Gex a été conçu autour de ce concept : un gecko accro à la télévision qui est aspiré à l’intérieur.

GEX Trilogy

Mais alors, comment appréhender Gex en 2025 ? Étrangement fidèle, c’est le premier mot qui me vient à l’esprit. Limited Run a fait un excellent travail de conversion, et parcourir les niveaux à la recherche de télécommandes est toujours aussi agréable. La question qui se pose est la suivante : vaut-il mieux un jeu vieux de 30 ans ramené à la vie sur les consoles et les commandes actuelles, ou une opération de restauration et de modernisation du gameplay ?

À l’époque de sa sortie, Gex n’était pas un mauvais jeu, loin de là. Le problème, c’est qu’il est sorti en exclusivité sur 3DO, alors que le genre du jeu de plateforme 2D était déjà bien fourni.

Du 2D à la 3D : Une évolution réussie ?

Même sa sortie sur PlayStation n’a pas amélioré les choses, malgré son style cartoon et la personnalité de ses niveaux.

Gex: Enter the Gecko, le deuxième épisode, change un peu la structure du jeu. Il ajoute une dimension, et l’on passe d’une exploration semi-linéaire à une mécanique plus proche des collectathons en vogue dans la seconde moitié des années 90. La conversion moderne respecte le logiciel original, avec ses limites en termes de polygones, de richesse du monde, et surtout de gameplay.

Crystal Dynamics n’était pas un maître du genre, et cela se voit : l’exploration manque de rythme, et le plaisir d’avancer, de collecter et de découvrir est limité, même si Gex 2 a connu un certain succès, qui a justifié un troisième épisode, amélioré et enrichi.

Gex 3 : Le chant du cygne ?

Gex 3: Deep Cover Gecko reprend le style de Gex 2, en ajoutant une sorte d’overworld dans le hub principal, à la manière de Banjo-Kazooie. Malheureusement, cette conversion souffre de quelques problèmes techniques. Le nombre d’images par seconde fluctue de manière importante, passant de moments de fluidité à des moments où le jeu perd des images de manière significative, descendant même en dessous de 30 FPS.

Les points clés de la trilogie Gex :

Voici une liste des points forts de la trilogie :

  • Respect des jeux originaux
  • Un premier opus qui a encore du charme
  • Du contenu pour les amateurs de collectathons à l’ancienne
  • Une bonne dose de nostalgie pour les fans de l’époque

Voici les points faibles :

  • Amélioration minime pour les jeux en 3D
  • Des performances instables sur le troisième opus
  • Exploration parfois répétitive et manque de rythme

Conclusion:
Cette trilogie confirme une tendance appréciable : préserver les œuvres anciennes, même les plus modestes, sans les dénaturer. C’est une bonne chose pour la préservation du patrimoine vidéoludique, mais cela peut nuire au plaisir de jeu. Gex est une de ces mascottes oubliées par l’histoire, et il est bien qu’elle ait droit à son quart d’heure de gloire.

L'équipe de rédaction