Donkey Kong Bananza : 3h de pure folie sur le NOUVEAU jeu Nintendo qui va TOUT EXPLOSER !

Après un Nintendo Direct exceptionnel, l’impatience autour de Donkey Kong Bananza était à son comble. Mais après l’avoir testé pendant trois heures, nos attentes ont-elles été comblées, voire dépassées ? La réponse est nuancée, mais accrochez-vous, l’aventure vaut le détour !

La sortie de la Switch 2 a été un raz-de-marée en termes de ventes, mais on ne peut pas dire que les exclusivités aient suivi le même rythme. Bien que Mario Kart World ait été acclamé par la critique (malgré une récente mise à jour de l’online qui fait débat), la nouvelle console de Nintendo n’a pour l’instant que deux gros titres first party qui font saliver les fans : le nouveau Metroid Prime et Donkey Kong Bananza.

Un nouveau Donkey Kong prometteur ?

Ces deux titres sont loin d’être négligeables, car ils s’appuient sur des licences emblématiques et sont développés par des équipes de renom. Cependant, Donkey Kong Bananza a été le sujet de nombreuses discussions, notamment à cause de sa communication et de premières impressions mitigées. Ce nouveau Donkey Kong est développé par l’équipe derrière Mario Odyssey, une information qui n’avait pas été confirmée immédiatement par Nintendo. La première démo avait laissé un goût amer aux testeurs, en raison de ses limitations excessives.

Mais récemment, nous avons eu la chance de participer à un événement à Milan avec 3 heures de gameplay à disposition et des niveaux plus avancés à explorer. Le résultat ? Bien meilleur que lors des premiers tests, même si des doutes subsistent.

Plongée au cœur du monde de Bananza

La démo était divisée en plusieurs niveaux souterrains. Donkey Kong Bananza se déroule dans un monde gigantesque sous la surface de la planète, divisé en biomes numérotés. Mais ne vous attendez pas à des environnements sombres et minéraux ! Le monde souterrain de Bananza est étonnamment coloré et luxuriant. Lors de notre test, nous avons pu explorer un biome forestier, avec des mécaniques uniques qui nous ont donné de l’espoir pour la suite. De plus, chaque niveau regorge de personnages curieux, dont des créatures cristallines indestructibles qui semblent vouloir aider Donkey Kong dans son aventure.

Donkey Kong Bananza

Malgré une division en niveaux assez classique, Bananza est loin d’être un platformer ordinaire. Le jeu s’inscrit dans la tendance actuelle de Nintendo à créer des mondes ouverts avec des éléments sandbox. Les cartes du nouveau Donkey Kong sont presque entièrement explorables dès le début et presque entièrement destructibles. Dès le premier niveau, vous pouvez prendre des morceaux de terrain et les utiliser comme armes, tout dévaster à coups de poing directionnels, escalader rapidement les surfaces verticales et même créer des gouffres en vous lançant d’en haut avec un puissant coup de poing en chute libre.

Une liberté d’action impressionnante… parfois trop ?

C’est une liberté d’action remarquable, limitée seulement par quelques structures métalliques indestructibles ou par la résistance de certains matériaux. De plus, Donkey Kong peut utiliser les morceaux de terrain pour surfer à grande vitesse ou les utiliser temporairement comme plateforme pour un double saut, des actions qui lui confèrent une mobilité rarement vue dans d’autres platformers.

Tout cela est prometteur, malgré une phase initiale très simpliste et linéaire, conçue pour enseigner les mécaniques de base. Cependant, nous avons remarqué un problème : la liberté offerte est peut-être excessive, compte tenu de l’étendue des cartes. Le jeu semble briller surtout dans ses phases plus calculées et contenues, et devient trop basique lors de l’exploration. Voir DK démolir une carte sans difficulté et se déplacer comme un éclair sur les murs est impressionnant, mais les sections souterraines nous ont paru un peu dispersives.

Collectathon et exploration : un mélange réussi ?

La structure fondamentale du jeu est celle d’un platformer 3D classique à progression linéaire combiné à un collectathon. En plus des objectifs principaux et des quêtes secondaires, vous devrez récupérer des fossiles, des disques musicaux et des cristaux de bananium. Ces derniers semblent essentiels à la progression, vous devrez donc les chercher activement. Le problème est que, pour récupérer ces matériaux et l’or, il faut provoquer autant de destruction que possible pour trouver des cartes au trésor, des grottes cachées, ou dénicher l’objet au bon endroit, grâce à la capacité de Donkey Kong à générer des ondes sonores qui révèlent les objets cachés. Amusant au début, mais moins intéressant sur le long terme.

Des niveaux avec une personnalité propre

L’équipe de développement s’est efforcée de donner de la personnalité et de la variété aux cartes. Mais la taille des sections et la destructibilité amplifient un problème similaire à celui de Mario Odyssey, où une myriade de lunes éparpillées étaient moins amusantes à trouver que celles insérées de manière réfléchie dans des phases bien conçues. La plupart des niveaux que nous avons testés donnaient cette impression de remplissage.

Heureusement, lorsque vous atteignez une zone liée à la campagne ou conçue pour offrir une expérience particulière, les choses deviennent plus créatives : le jeu contient des matériaux souples pour créer des plateformes, des graines qui poussent instantanément, des cubes qui prennent les propriétés du matériau qu’ils touchent, des ennemis uniques à affronter avec stratégie, et toute une série d’épreuves spéciales de combat ou de plateforme que nous avons beaucoup appréciées. Certaines nous ont même plus amusés que les niveaux eux-mêmes, ce qui augmente nos inquiétudes quant à la structure fondamentale du jeu.

Les transformations Bananza : un atout majeur ?

Avec l’aide de Pauline, Donkey Kong peut utiliser l’énergie de l’or pour se transformer en de puissantes formes animales, avec des arbres de compétences dédiés qui se renforcent avec le bananium. Elles sont conçues pour surmonter des défis spécifiques, mais peuvent aussi être utilisées pour contourner des obstacles ou faciliter les combats. Nous espérons une augmentation de la variété des niveaux, des puzzles et des ennemis avec l’ajout de nouvelles formes.

Nous espérons également une augmentation de la difficulté, car le premier boss s’est avéré être une formalité après avoir utilisé la forme de gorille. Les fossiles débloquent des vêtements avec des compétences passives utiles, qui pourraient être importants dans les niveaux avancés.

Coopération et défis techniques

La modalité coopérative permet à un joueur de contrôler la voix de Pauline en utilisant un contrôleur comme pointeur, ce qui rend les combats triviaux. Une solution idéale pour ceux qui veulent jouer avec les plus jeunes.

Sur le plan technique, le jeu est un plaisir pour les yeux, la destructibilité est impressionnante et l’expressivité des personnages est merveilleuse. Cependant, la version que nous avons testée avait un frame rate instable pendant le gameplay, surtout lors du passage à la carte tridimensionnelle. De plus, après une session de 2 heures et demie, nous avons commencé à souffrir du mal de mer. Le mouvement rapide en trois dimensions de DK, combiné au frame rate instable et à la proximité de l’écran, nous a provoqué des nausées. Nous espérons des améliorations dans la version finale, car ceux qui souffrent de motion sickness devront en tenir compte.

En conclusion, Donkey Kong Bananza nous a laissé une impression mitigée. Il possède tout ce que les fans de Nintendo recherchent : des mécanismes riches et flexibles, des niveaux soignés, des évolutions techniques notables, une équipe talentueuse et des idées fantastiques. Mais sa structure mixte entre platformer classique et collectathon ne nous a pas convaincus entièrement. Les bases d’un excellent platformer sont présentes, et le jeu pourrait décoller une fois les phases initiales dépassées. Nous le découvrirons bientôt.

Ce que l’on retient :

  • Mécanismes riches et flexibles.
  • Techniquement impressionnant.
  • Les parties les plus soignées des cartes et les épreuves spéciales sont pleines d’idées brillantes.

Ce qui nous laisse dubitatif :

  • Les cartes sont quelque peu dispersives.
  • La structure de collectathon ne nous a pas totalement convaincus.
  • Le frame rate était instable dans la build testée.
L'équipe de rédaction