Death Stranding : Toujours aussi DINGUE ? Ouf, le JEU qui DÉFIE les codes est de RETOUR !

Le Death Stranding est-il toujours Dead Stranding ? Tant mieux !

Il est vrai que Death Stranding 2 ressemble à un simulateur de livreur du futur et ne s’éloigne pas beaucoup du premier opus. Et c’est aussi (et surtout) pour ça qu’on l’aime !

Voyager, se promener, observer, découvrir, s’adapter, s’améliorer. Au premier abord, le style de jeu de Death Stranding 2 peut sembler indigeste, mais si le premier jeu de Kojima Productions s’est vendu à plus de cinq millions d’exemplaires, c’est qu’il doit bien y avoir une raison.

Bartolini Simulator : Plus qu’un Simple Simulateur de Livraison

Ce que certains appellent avec amusement un simulateur de livreur est, en effet, bien cela. Et il n’y a aucune honte à apprécier cette formule atypique. Après tout, 22 millions de passionnés ont acheté Flight Simulator, plus de 13 millions ont sillonné les autoroutes d’Euro Truck Simulator 2, et 10 millions se sont amusés dans No Man’s Sky.

  • Voyage Imprévisible : Le voyage, imprévisible et stimulant, est un catalyseur extraordinaire de défis et d’aventures.
  • Optimisation Logistique : Optimiser ses trajets est une autre facette appréciée.

Où il n’y a pas de danger direct, il y a un autre défi que beaucoup ne voient pas, et dont d’autres raffolent : l’optimisation. Pas celle technique, de framerate ou de résolution, mais logistique.

La Profondeur Cachée de Death Stranding

Dans Death Stranding, comme dans d’autres jeux similaires, c’est une chose de livrer dix colis en dix voyages aller-retour, une autre d’en livrer quarante en quatre étapes bien alignées, afin de ne jamais revenir en arrière et de maximiser ainsi les résultats.

Un coursier expérimenté sait ce qu’il doit emporter et comment livrer deux fois plus de marchandises en moitié moins de temps, et cela est possible en aménageant le parcours et en apprenant les secrets d’un métier, aussi imaginaire soit-il.

Death Stranding 2 : Sam Porter Bridges face à l'immensité

Ce n’est pas si différent de ce qui se passe dans la répétitivité programmée de Monster Hunter : même dans le jeu Capcom, la première fois, le défi est seulement de tuer le monstre, et dès le deuxième affrontement, il s’agira de le faire de la manière la plus rapide et la plus lucrative possible.

Les Voyageurs : Trouver du Réconfort dans un Monde Numérisé

Beaucoup n’ont jamais adhéré au style de jeu de Death Stranding. Si vous n’avez pas aimé la première aventure de Sam Porter Bridges, il est peu probable que Death Stranding 2 vous plaise davantage : le jeu est plus riche, plus surprenant, plus beau à voir, mais il s’agit toujours du même simulateur de livreur que beaucoup dédaignent.

Et pourtant, dans ce monde aux rythmes de plus en plus informatisés, il n’est pas étonnant que tant de personnes aient commencé à chercher dans les jeux vidéo des moments de répit, au lieu de la décharge d’adrénaline habituelle. Et une promenade dans Death Stranding, quel que soit le jeu, est parmi les plus immersives et enveloppantes que le médium puisse aujourd’hui concevoir et offrir.

Une Liberté Rare et Précieuse

Quand on voit Sam, avec ses lunettes à masque, accroché stoïque au wagon plein de matériaux du monorail fraîchement reconstruit, et à l’horizon les lumières de la ville qui se frayent difficilement un chemin dans l’obscurité laiteuse de la nuit, on peut vraiment ressentir un sentiment de liberté et de satisfaction d’une intensité rarissime et précieuse.

De la même manière que la liberté que l’on respire en se promenant dans les vallées les plus inexplorées et silencieuses, tandis que la musique appropriée résonne entre ces immenses, immaculés et pervers paysages qui laissent constamment bouche bée, même la douzième fois qu’on les traverse.

Donnez-nous une Direction : Le Plaisir de la Découverte et de la Reconnexion

Des promenades solitaires, comme celles qui nous ont permis de traverser les mondes infinis de No Man’s Sky jusqu’au centre de l’univers, de franchir les immenses canyons sidéraux d’Elite Dangerous, qui nous poussent à des millions de personnes à sillonner les autoroutes d’Euro Truck Simulator et maintenant, à nouveau, à travers la réalité bouleversée de Death Stranding.

Transporter, collecter, raisonner, parce que c’est ce que nous aimons parfois faire, entre les forêts de Snowrunner et dans les villes sinistrées de Roadcraft, pour découvrir, reconstruire, connecter ou qui sait ce qu’ils inventeront ensuite.

Kojicore : Vers un Death Stranding Plus Exigeant ?

Au fond, Death Stranding est bien plus un bac à sable qu’un jeu de survie, il vous remplit de jouets et vous invite à les utiliser même de manière non conventionnelle. De plus, ce n’est pas seulement un simulateur, mais il y a bien plus à l’intérieur : de la musique, des références littéraires, une intrigue pleine de rebondissements vertigineux, des apparitions de toutes sortes.

À la fin du voyage, vous êtes très probablement satisfait, mais si vous avez acheté le jeu aussi, ou surtout, pour son gameplay, vous resterez avec l’amertume d’une occasion manquée pour ce mode hardcore qui aurait rendu tout plus douloureux, passionnant et inoubliable.

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