Avez-vous l’impression de déjà avoir lu ce titre quelque part ? Un titre Sony PS4 de la fin de son cycle de vie reçoit un remaster PS5… Encore une rénovation signée Sony, cette fois sur Days Gone, le joyau sous-estimé de Sony Bend sorti en 2019.
Mais attention, ce n’est pas qu’une simple amélioration de résolution ou de framerate ! Attendez-vous à de nouveaux effets de lumière qui transforment l’apparence du jeu. Days Gone réussit-il son atterrissage sur PS5 et PS5 Pro ? Sony Bend a-t-il amélioré le code PS4 sans compromettre la qualité visuelle ? Accrochez-vous, on décortique tout !
## Une métamorphose plus profonde qu’il n’y paraît
Days Gone Remastered, c’est bien plus qu’un simple coup de polish. L’éclairage, surtout de nuit, a subi une transformation radicale. Fini les nuits artificiellement éclairées de la version originale. Place à une ambiance réaliste, des ombres plus profondes, moins de lumière ambiante et un éclairage plus percutant émanant de la moto de Deacon. Même les zones de sécurité semblent plus sombres, et le ciel nocturne se pare d’une myriade d’étoiles, comme on s’y attendrait dans un monde post-apocalyptique.

Bien sûr, selon les conditions et la lumière ambiante, la différence entre l’original et le remaster peut être moins flagrante. Le jeu ne bascule jamais dans l’obscurité totale pour des raisons de gameplay évidentes. Il faut bien distinguer les Freakers à distance, et cette accessibilité n’est que légèrement réduite dans cette nouvelle version. Rassurez-vous, la visibilité reste optimale.
## Un éclairage repensé pour plus d’intensité
Les cinématiques profitent d’une plus grande liberté, avec un éclairage retravaillé qui projette des ombres plus dramatiques sur les personnages. Les contre-jours et les éclairages principaux gagnent en intensité, interagissant avec la diffusion sous la surface pour créer une sensation de translucidité sur la peau. Même si les assets et les animations restent similaires, la nouvelle lumière métamorphose les cinématiques.
Sony Bend et Climax Studios ont également repensé la simulation d’éclairage dans d’autres situations. Les développeurs ont opté pour un modèle spectral à 16 bandes au lieu de calculer la diffusion atmosphérique en RGB. Ils ont également simulé davantage de phénomènes, comme l’absorption de l’ozone. Par exemple, le ciel arbore parfois une teinte de bleu plus vive derrière les nuages, ce qui se traduit par un monde plus froid qui tient compte de cette contribution bleutée dans le calcul de l’éclairage indirect. La différence est parfois saisissante, mais le plus souvent, elle ne saute aux yeux qu’en comparant directement les deux versions. Les conditions de ciel couvert sont généralement les plus affectées, comme on pouvait s’y attendre.
D’autres améliorations discrètes mais notables :
* L’illumination globale en screen-space, issue de la version PC, apporte plus de réalisme et de profondeur aux scènes intérieures.
* Les objets sont mieux ancrés dans leur environnement grâce à des éclairages et des ombrages plus naturels.
* Même en extérieur, l’impact est visible, notamment sur l’herbe, qui bénéficie d’une occlusion plus subtile à sa base.
La résolution des ombres a également été doublée, selon l’équipe de développement. Si certaines ombres ne paraissent que légèrement plus nettes, la plupart des ombres environnementales affichent des contours plus précis et moins d’aliasing. Cependant, cela peut parfois nuire au réalisme, comme dans le cas des grillages qui projettent une ombre occluse très marquée, même à plusieurs mètres de distance.
## Des détails qui font la différence
La résolution des textures a également été améliorée, grâce à l’optimisation du streaming des textures et au doublement de la mémoire. Les reflets en screen-space semblent également plus précis, même si certaines flaques d’eau semblent buguées. Deacon arbore désormais une lampe torche accrochée à sa poitrine, justifiant ainsi sa capacité à utiliser une lampe torche en jeu. Mais en général, les différences visuelles les plus marquantes résident dans la refonte de l’éclairage.
Un changement reste toutefois incompréhensible : Days Gone propose désormais un champ de vision (FOV) configurable, ce qui est un ajout bienvenu pour améliorer le confort visuel. Cependant, la valeur par défaut est de 70 degrés, alors que le jeu original était plus proche de 76 degrés (voire entre 76 et 77). Pourquoi ce changement ? Plus déroutant encore, le FOV des cinématiques a également été réduit, mais les paramètres de FOV en jeu n’ont aucun impact sur ces scènes scriptées. Elles apparaissent toujours légèrement zoomées par rapport aux plans originaux, quoi que vous fassiez.
## Qualité d’image : un compromis controversé
Days Gone Remastered est une réussite visuelle à bien des égards, mais sa qualité d’image risque de faire débat. Sur PS5, le code PS4 tournait à environ 60fps en résolution 4K checkerboardée. Ce n’était pas parfait, avec des artefacts et de l’aliasing sur le feuillage et les cheveux, mais l’image était relativement propre et nette. En revanche, le mode Performance de la PS5 de base tourne en 1440p sans upscaling temporel (comme le FSR 2) pour améliorer la clarté, ce qui rend l’image un peu plus douce et imprécise par rapport au code PS4. Un Dynamic Resolution Scaling (DRS) est présent sur l’axe horizontal (dans tous les modes sur PS5 et PS5 Pro), mais il ne semble pas être très actif en jeu.
La différence de clarté sera plus ou moins perceptible selon votre écran et votre distance par rapport à celui-ci, mais en comparant les deux versions côte à côte, il est clair que l’image est moins détaillée que celle que nous connaissons depuis quatre ans et demi sur PS5. La stabilité de l’image est comparable, mais la netteté est considérablement en retrait. Quelques avantages mineurs sont à noter (élimination des artefacts de checkerboarding dans les effets en screen-space), mais dans l’ensemble, l’image est moins bonne.
## Fluidité : un gain indéniable
Heureusement, le framerate a été amélioré par rapport à l’ancien code. La version PS4 sur PS5 n’était pas parfaitement bloquée à 60fps, avec des chutes de framerate fréquentes lors des déplacements dans le monde ouvert et des baisses de performances plus importantes lors des combats à grande échelle (notamment contre les hordes de Freakers dans le mode Défi). Le VRR ne pouvait pas aider le code PS4 sur PS5, car il est désactivé pour les logiciels PS4.
Sur PS5, ces petits accrocs ont disparu, offrant une expérience parfaitement fluide dans les environnements post-apocalyptiques du jeu. Il s’agit de l’amélioration de framerate la plus significative en jeu. Les combats contre de grandes masses de Freakers subissent encore des baisses occasionnelles, mais elles sont moins importantes que sur l’ancien code. Les petits groupes de Freakers, comme dans le nouveau mode Horde, ne posent aucun problème. La PS5 ne dispose pas de modes VRR spécifiques, mais elle peut bénéficier des timings d’affichage VRR si vous l’avez activé dans les paramètres pour atténuer les éventuelles chutes de framerate.
## Temps de chargement : un gain modeste
Les temps de chargement ont également été améliorés, mais de manière plus modeste. Les tests montrent que le jeu se lance environ 10 à 12 secondes plus vite que son homologue PS4. Ce n’est pas la réactivité instantanée des titres current-gen comme Forspoken, mais ce n’est pas non plus rédhibitoire. Une fois en jeu, l’expérience est pratiquement exempte de temps de chargement, hormis lors des voyages rapides et de certaines pauses entre les cinématiques.
## Mode Qualité : la beauté au prix de la fluidité
Le mode Qualité améliore considérablement la clarté de l’image, en rendant généralement en 4K natif. L’image est plus nette que dans les deux versions mentionnées précédemment (le mode Performance en 1440p et le code PS4 en 4K checkerboardé). Elle est également plus stable et ne souffre d’aucun artefact de checkerboarding. L’expérience est très satisfaisante, notamment pour apprécier les détails du feuillage. Les autres paramètres ne semblent pas avoir changé, comme la distance d’affichage du feuillage, mais la résolution accrue permet d’apprécier davantage les détails présents. Cette qualité d’image accrue se traduit par un framerate bloqué à 30fps, ce qui n’est sans doute pas un sacrifice acceptable pour la plupart des joueurs, mais il est bon d’avoir l’option.
## PS5 Pro : encore plus de modes pour peaufiner l’expérience
Sur PS5 Pro, trois nouveaux modes font leur apparition : Performance, Qualité et Amélioré (qui utilise le PSSR). Le mode Performance est identique à celui de la PS5 de base, sauf que la résolution cible passe de 1440p à 1800p, ce qui améliore légèrement la clarté et la stabilité temporelle. L’ancien code en 4K avec CBR reste le roi en matière de détails, mais les artefacts de checkerboarding disparaissent sur Pro.
Le mode Amélioré tourne également à 60fps, avec une résolution interne de 1584p upscalée en 4K grâce au PSSR. Ce mode présente un certain bruit, le PSSR exposant des contours basse résolution lors des mouvements et floutant le feuillage en mouvement, mais il est également plus net et mérite d’être testé. Dans tous les cas, l’expérience est bloquée à 60fps, sauf lors des combats contre les hordes de Freakers.
Enfin, le mode Qualité de la PS5 Pro tourne en résolution 5K (2880p) downscalée en 4K. L’image est légèrement plus propre que le mode Qualité de la PS5, mais le passage à 30fps est un sacrifice trop important pour la plupart des joueurs.
## Un titre qui a bien vieilli
En rétrospective, Days Gone a bien résisté à l’épreuve du temps. Il reste l’un des plus beaux jeux UE4, avec des forêts luxuriantes, des ombres en screen-space nettes, un éclairage superbe et des matériaux PBR réalistes, le tout tournant sans problème sur le hardware PS4. Le jeu avait ses limites, comme la qualité de l’éclairage dans les espaces intérieurs et les problèmes d’occlusion liés à l’utilisation des ombres et de l’AO en screen-space. Ce n’est que récemment, avec l’utilisation du ray tracing pour des éclairages et des ombres plus complexes et des systèmes de LOD continus, que nous avons constaté des avancées majeures par rapport à ce que Days Gone proposait.
En tant qu’expérience solo axée sur l’histoire, avec un monde ouvert et du contenu secondaire faisant office de décor, Days Gone reste plus que jamais pertinent. C’est d’autant plus vrai sur PS5 et PS5 Pro, où l’expérience à 60fps est facilement atteignable, ce qui améliore considérablement les sensations de jeu. Et puis, se balader à moto reste un plaisir, surtout après avoir débloqué quelques améliorations.
Dans l’ensemble, le remaster est une réussite, même s’il n’est pas exceptionnel. La refonte de l’éclairage et l’amélioration des paramètres améliorent la présentation, tandis que le hardware plus puissant permet de meilleures performances. Cependant, il y a un compromis important à faire sur la qualité d’image, du moins sur les PS5 de base. La Pro s’en sort mieux, mais ses modes Performance ne sont pas une amélioration nette par rapport au checkerboarding de l’original, aussi imparfait soit-il. Le jeu devrait recevoir d’autres options, comme un mode 40fps sur les deux consoles et des modes débloqués avec VRR, qui devraient arriver dans un prochain patch.
À un prix de 10€, Days Gone Remastered vaut le coup d’œil pour les fans de l’original. Pour les nouveaux joueurs, c’est une option un peu plus intéressante que le code PS4. Ce n’est pas le remaster le plus indispensable, mais c’est une amélioration dans de nombreux domaines par rapport à ce que nous avions avant.
| Temps de chargement | Code PS4 sur PS5 | PS5 Native |
|---|---|---|
| Chargement initial | 42.4s | 32.3s |
| Mission « Noyés comme des rats » | 27.6s | 15.4s |
| Mission « Ascension des enfers » | 42.6s | 32.2s |
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